Archives de catégorie : Transversal

24h DANS UN MEME MONDE (vidéos)

Le GRIP° a organisé, en partenariat avec Civic-City, un séminaire en ligne durant 24 heures en Novembre 2024. C’est la question que nous avons posée à nos collègues, partenaires et spécialistes de diverses thématiques:

Au cours de ces cinq dernières années, le Grip° s’est donné pour tâche d’analyser la complexité et la multidimensionnalité du paysage global et des forces qui le composent. Il a accompagné la recherche empirique à différentes échelles pour saisir les contraintes globales nouvelles qui pèsent sur les circulations, les diffusions, et les propagations.

Ces 24h du marathon du Grip° ont permis d’échanger avec des chercheurs et des chercheuses du monde entier pour examiner ensemble ce phénomène de la globalisation au travers de travaux empiriques et d’expériences quotidiennes.

Ce programme, construit de manière collaborative avec des partenaires de différents horizons, nous a permis de réfléchir collectivement aux enjeux de la globalisation face à la complexité des réalités contemporaines et dans la projection de nos sociétés futures.

Nous avons ainsi fait un tour du monde avec des intervenants situés, en direct et en ligne depuis un grand nombre de pays ( France, Afrique du Sud, La Réunion et Mayotte, Madagascar, Ouganda, Zambie, Liban, Sud Soudan, Benin , Sénégal, Mali , Tunisie, Maroc, Mexique, Haiti, Colombie, Cuba, Etats-Unis , El Salvador, Argentine, Brésil, Venezuela, Chine, Viet Nam, Inde, Qatar, Népal, Malaisie, Suisse, Italie).

Qu’est-ce qui a changé en 25 ans dans (et avec ) la globalisation? Pourquoi cette question?

Rigas Arvanitis nous propose cette explication. La globalisation n’est pas une nouveauté. En 2000, elle apportait son lot d’interrogations au seuil du 21ème siècle, époque pendant laquelle on se demandait quels seraient les gagnants et les perdants de cette globalisation. La discussion portait beaucoup sur les aspects économiques, l’OMC et la Chine. On examinait les chaînes de valeurs (“découvertes” en économie grâce aux travaux des années 90); on s’extasiait de l’efficacité économique et du bas coût de la main-d’œuvre qui rendait tout possible pour les consommateurs des pays riches; on était heureux d’être sorti des griffes du FMI de ses politiques d’ajustements structurels qui avaient ravagé l’Amérique latine et, surtout, l’Afrique ! La “fin de l’histoire” et le “monde plat” étaient devenue des réalités inévitables et désirables. Le commerce international et les complexes relations industrielles à l’échelle planétaires allaient apporter la démocratie dans le monde tout entier. Un monde sans guerre était en train d’émerger. 2000: nous sommes encore avant le 11 septembre ! La division Est-Ouest avait disparu, grâce à la chute du mur de Berlin et l’explosion de l’URSS. La division centre et périphérie, Nord et Sud s’effritait au profit d’un monde ou l’émergence (de nouveaux pays, de nouveaux centres, de nouvelles relations internationales basées non sur la guerre mais sur le commerce…) devenait le maître mot. Le tout a été qualifié de néolibéralisme: un projet politique planétaire qui semblait avoir définitivement gagné.

Personne n’entrevoyait aucune menace planétaire. Les quelques avertissements de de-ci de-là, du GIEC ou des Nations Unies, des écologistes politiques ou des chercheurs sur l’environnement, étaient inaudibles. Les promesses du développement devenaient celles du développement durable. La Chine n’avait pas encore connu la foudroyante croissance dont nous avons été témoins ces 20 dernières années. Les nouvelles relations internationales étaient encore très proches de celles que nous connaissions dix ans plus tôt, au moment de la chute du mur de Berlin. La Russie avait connu la perestroïka et l’apparition des nouveaux magnats du pétrole, les oligarques russes . Avec la mort de Eltsine, Poutine prend le pouvoir et a aucun moment il n’est perçu comme une menace pour la stabilité des relations entre les nations. Tous les jeux de pouvoirs ne sont plus que des jeux de séries télévisées, comme l’a prouvé, dix ans plus tard, l’exceptionnelle House of Cards (entre autres). La musique rock américaine domine la scène musicale et Guns’n Roses est l’idole des jeunes… ou autres mais certainement pas encore la K-pop. Et sûrement plus la musique de Woodstock.

Vingt ans plus tard, tout a changé. La “marchandisation” est galopante et englobe la culture (le cinéma, les arts vivants, la littérature et pas seulement la musique). Nous pensons aujourd’hui toutes sortes d’activités à l’échelle globale, bien au-delà de l’internationalisation de telle ou telle activité sociale ou économique. Le local est pensé aujourd’hui dans sa place globale. Cette articulation du local au global est le maître mot. Elle n’a peut-être pas produit le “glocal” qui avait été imaginé il y a trente ans, mais certainement une façon de penser nos anciennes disciplines ainsi que la politique. La “production de connaissances” — terme qui n’existait pas 25 ans auparavant — joue un rôle central dans la globalisation, comme nous l’a prouvé notre cartographie sémantique de la globalisation. Les politiques publiques également.

Pour ces 24heures, nous avons interrogés ceux qui autour du GRIP et de Civic-City pouvaient nous faire voir les changements tels qu’ils les percevaient (ici, ce questionnement sur YouTube, dans un dialogue entre le GRIP et Civic-city).

Depuis différents lieux du globe et à des tranches horaires qui s’étalent sur 24h, nos intervenants ont présenté des travaux, passionnants par leur diversité, sur notre monde d’aujourd’hui et son évolution.

Toutes les sessions ont été enregistrées. Nous les avons placées sur le site de Civic-City.

SERIE II-DIALOGUES 5/6 ET 6/6 L’AUTRE MONDIALISATION

Le GRIP a organisé une nouvelle série de six dialogues avec certains des membres et chercheurs du GRIP pour parler de cette « autre mondialisation » dont l’étude fait la singularité de l’institut.

Les chercheurs interrogés montrent comment leurs lignes de recherche trouvent des échos avec les thématiques du GRIP et partagent leur avis sur la place des Suds Globales dans cette dynamique de la mondialisation.

SERIE II-DIALOGUES 3/6 ET 4/6 L’AUTRE MONDIALISATION

Le GRIP a organisé une nouvelle série de six dialogues avec certains des membres et chercheurs du GRIP pour parler de cette « autre mondialisation » dont l’étude fait la singularité de l’institut.

Les chercheurs interrogés montrent comment leurs lignes de recherche trouvent des échos avec les thématiques du GRIP et partagent leur avis sur la place des Suds Globales dans cette dynamique de la mondialisation.

SERIE II – dialogues 1/6 et 2/6 L’autre mondialisation

Le GRIP a organisé une nouvelle série de six dialogues avec certains des membres et chercheurs du GRIP pour parler de cette « autre mondialisation » dont l’étude fait la singularité de l’institut.

Les chercheurs interrogés montrent comment leurs lignes de recherche trouvent des échos avec les thématiques du GRIP et partagent leur avis sur la place des Suds Globales dans cette dynamique de la mondialisation.

APPEL a contributions – date limite 30 septembre 2022

Le GRIP lance un nouveau appel à contributions pour l’ouvrage: The Fields of the Global (Brill, 2024). La date limite pour les soumissions est le 30 septembre 2022!

Calendrier

Appel à publication: mars 2022

Soumission des propositions (500 mots maximum) : septembre 2022

Réponse aux auteurs : décembre 2022

Premières versions des chapitres (8000 mots maximum) : mai 2023

Remarques aux auteurs : juillet 2023

Deuxième version des chapitres : décembre 2023

Soumission du manuscrit à Brill : printemps 2024

Date de publication : automne 2024

Contact: thecraftofsocialscientists@gmail.com

PUBLICATION D’OUVRAGE: UNE JEUNESSE CRISPEE

Couverture de l’ouvrage édité par l’Harmattan : Logiques Sociales

La longue suite de crises globales (économiques, migratoires, sociales, sécuritaires et politiques) que traverse la France depuis le début des années 2000 a profondément bouleversé le lien social et eu un impact sur la façon dont la jeunesse conçoit le vivre ensemble. Face au creusement des inégalités, à la perte de confiance dans les institutions démocratiques, à la montée en puissance du communautarisme, à la crise du modèle républicain et au retour du nationalisme, cette génération est plus que jamais en quête d’un récit qui unirait les Français par-delà leurs divisions de genre, d’origines sociales et ethniques. Cet ouvrage alerte sur les crispations des jeunes et invite les adultes (décideurs, responsables politiques, éducateurs, parents) à leur proposer un récit du vivre ensemble renouvelé, avant que leurs inquiétudes ne s’expriment dans les urnes.

Appel à la publication – DATE LIMITE 30 septembre 2021

L’appel à la publication pour l’ouvrage: The Craft of the Social Scientist in the Global Arena (Brill, 2023) approche la date limite pour les soumissions. Le 30 septembre 2021 est le dernier jour pour envoyer vos propositions!

Calendrier

Appel à publication: mars 2021

Soumission des propositions (500 mots maximum) : 30 septembre 2021

Réponse aux auteurs : 15 novembre 2021

Premières versions des chapitres (5000/7000 mots maximum) : début juin 2022

Remarques aux auteurs : fin septembre 2022

Deuxième version des chapitres : fin décembre 2022

Soumission du manuscrit à Brill : printemps 2023

Date de publication : automne 2023

Contact: thecraftofsocialscientists@gmail.com

Lancement du GRIP – 2020

Aux confins de la mondialisation? An 1 de l’ère Covid ?

L’institut a organisé le 26 novembre 2020 une journée de lancement.

La première partie de la journée a été organisée en une table ronde autour de la Covid et la globalisation. La deuxième partie de la journée a mis le focus à la présentation des axes de recherche du GRIP.

Un résumé de la journée enregistrée est présenté au travers des liens qui suivent:

L’ AUTRE MONDIALISATION

Le GRIP vise à explorer l’impact de la mondialisation dans des champs des sciences humaines et sociales qui ne sont pas nécessairement explorés, médiatisés, connus (arts et cultures, musique, santé publique, logiques marchandes, linguistique…). 

La série de dialogues avec certains des membres et chercheurs du GRIP présenté ici parle de cette « autre mondialisation » dont l’étude fait la singularité de l’institut. Les chercheurs interrogés montrent comment leurs lignes de recherche trouvent des échos avec les thématiques du GRIP et explorent les conditions nécessaires pour la consolidation de l’interdisciplinarité et la soutenabilité du GRIP.

Rigas Arvanitis, président du GRIP
Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky, porteuse du projet MoCoMi
Julien Mallet, responsable de l’axe 2 – circulations-
Petia Koleva, membre du GRIP et chercheuse au LADYSS
Valéry Ridde, porteur du projet Hospicovid
Fernanda Beigel, directrice du CECIC

Vidéos montés par Pierre Besombes

Révision des textes par Josselin Dufort